Insolite

Publié le 28 avril 2008 | par Pierre-Alexandre

1

Effet du réchauffement climatique sur le Trient

Une illustration de l’accélération du réchauffement climatique à l’oeuvre… Le 28 avril 2007, nous avons choisi le Glacier du Trient comme objectif de randonnée afin de redécouvrir ce merveilleux site facile d’accès qui permet de rejoindre un très beau glacier. Très beau glacier, mais pour combien de temps ? Nous fûmes stupéfaits par la vision de ce glacier vu en mai 2004, et qui a reculé de façon saisissante en 3 années.

Les deux dernières photos ne sont pas des clichés à but scientifique, mais des prises de vues réalisées à 3 années d’intervalle (2004 puis 2007) dans le seul but de garder un souvenir de cette très belle sortie.
Le cadrage, bien que légèrement différent, permet de se rendre compte du recul de la langue glaciaire.
Entourée de rouge, la partie manquante fait plusieurs mètres d’épaisseur, et je me trouvais bien petit à côté de cette muraille de glace.
Les six premiers clichés ont été pris par Nöel Cramer entre 1972 et 2009, tandis que les deux clichés suivants sont quant à eux l’oeuvre de Philippe Ratel pris entre 1985 et 2008, ce qui permet d’envisager le changement sur une période d’environ 40 ans. Je les remercie de m’avoir envoyé ces images qui constituent un témoignage prégnant des changements à l’oeuvre dans l’écosystème terrestre, notamment du réchauffement climatique, dont l’origine humaine n’est plus à en douter.

Album photo comparatif du Glacier du Trient (observations sur le réchauffement climatique)




Ces photos comparatives auraient pu être réalisées sur de nombreux autres glaciers, comme le glacier des Bossons ou celui des Pélerins, bien observable dans la vallée de Chamonix, dont le recul est également stupéfiant.

Ce mois d’avril 2007 constitue encore malheureusement un triste record de températures : le dicton « En avril ne te découvre pas d’un fil ! » est bien mis à mal…
Le 28 avril, 17°C au col de la Forclaz à 1526 m : randonnée en short et t-shirt sans manches, de même pour la pause casse-croute à l’arrivée, au plus près du glacier.

Je n’ai aucune leçon à donner, mais si aucune prise de conscience de chacun sur notre façon de vivre sur la planète ne s’opère, j’ai bien peur que ces merveilles et tout ce qui en découle ne soient plus qu’un souvenir que nos enfants ne verront pas.

This post is also available in enEnglish

Tags : ,


À propos de l'auteur

Pierre-Alexandre

25 ans, géographe de formation, fondateur et webmaster de Randos-MontBlanc.


Revenir en haut ↑